À la manière de Suzanne Paradis

Un poème que je devais écrire à la manière d'une écrivaine québécoise, dans ce cas Suzanne Paradis. J'ai dû écrire ce poème avec la même forme qu'un de ses poèmes, Demain, que j'ai aussi dû analyser. Comme le sens de Demain est plus ou moins défini quand on ne connaît pas le contexte, le poème que j'ai fait a aussi un sens plus ou moins défini. Bah' ça parle de nostalgie, de souvenir et tout, mais le contexte est plus ou moins en place. Enfin' je l'ai écrit assez rapidement, donc ça m'a valu un 7 sur 10, très honorable pour ce truc bâclé.



Fini

Tout est fini, pour de bon, à jamais,
Comme l'annoncèrent les augures il y a lurette;
La gravité m'a guetté toutes ces années, et désormais
M'arrache mes forces ultimes : moi non plus, je ne volerai pas

Autre défaite de l'homme face à l'invisible
Modelé en monstre chimérique trop grand trop fort,
Avalant les milliards d'espoirs naïfs d'existences irréversibles
Qui périront au plus creux du goulot infini

Tout est fini, j'en suis plus sûr que certain
Et empli de souvenirs et de joies ravivées
Je pleure, sans corps, sans vie, éteint,
Recroquevillé sur ma nostalgie enflammée.

Oh! Comme nous planions tout en tâtant de nos ailes
Des parcelles de cieux éclatant de mille feux
Illuminant de notre jeunesse des rêves en kyrielle
Insoucieux du demain incertain mais à coup sûr joyeux

Pourtant les demains défilèrent jusqu'à soudain ne plus arriver
Alors que mes ailes se déliaient me les a coupés
La gravité, selon son propre jugement sans pitié
À mes dix-sept ans explosants de pure vie
Adieu, futur mort à jamais! Tout est déjà fini.
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# Posté le dimanche 14 juin 2009 22:05

J'ai aucune idée de titre qui me vient, pour les beaux titres on repassera.

Je suis vraiment fatigué. Vraiment. À cause du bal et de l'après.

J'ai aussi plein d'articles de retard, voilà 1 mois que j'n'ai pas posté. Y'avait rien à écrire... J'étais sur un espèce de plancher sur lequel tout était beau et droit. Tout s'est dérobé ce matin. À moins que ce ne soit hier soir. Ou samedi soir, j'sais pas trop quand. Surment à cause de la fatigue, je deviens toujours sinistre quand j'suis fatigué... Il doit y avoir autre chose, je ne saurais dire quoi... Et ce à votre plus grand plaisir, j'écris plus quand je suis naufragé... C'est un peu comme Dieu... On va juste le voir quand on a des problèmes... C'est malheureux.

Enfin, j'ai écrit dans mon petit calepin vert (car maintenant j'ai un petit calepin vert) plein de petites phrases qui semblaient me faire du sens ce matin vers 5h45 dans le bus... Je vais trop me trouver con quand je recopierai ces phrases ici, tellement je crois qu'elles sont minables... Enfin, on verra. J'aimerais aussi rédiger un poème sur la nostalgie, le souvenir, etc. Mais bon, avec les examens qui arrivent ça risque d'être chiant. Sinon j'voulais aussi préparer un article sur le théâtre et sur le bal auquel jai assisté samedi dernier, mais bon, ça ira surement à plus tard, peut-être en fin d'semaine, vu que maintenant j'ai pas trop le temps ni les photos que j'voulais mettre. J'allais presque oublier les olympiades à l'école, mais j'crois que ça mérite pas un article. J'avais aussi d'autres articles en tête, mais bon j'ai plus trop la tête à ceux-là.
'Tout cas, j'espère pour vous que mon moral continuera de tomber, comme ça, à votre plus grand bonheur, de nouveaux articles intéressants paraîtrons dans les semaines à venir.

# Posté le lundi 08 juin 2009 21:03

3rd Prize, Ex-Aequo, of the English Litterary Contest 2009, Senior Prose

Ouais' enfin le titre est un peu long (et doit contenir quelques fautes de syntaxe =P ) mais précis je l'espère. Je crois que mon texte ne méritais pas d'être ex-aequo avec l'autre 3e place, car l'autre texte était bien meilleur que le mien. Mais' bon j'ai quand même pas dénigré le prix et le certificat... C'était emmerdant comme soirée de remise de prix, j'aurais préféré être chez moi et faire quelque chose de plus constructif, comme étudier mon gros examen de chimie pour lequel j'avais à peine entamé la révision, ou encore aller fêter l'anniv' d'une amie =). Mais' bon, j'imagine qu'il y a des soirées comme ça où on aimerait être ailleurs parfois...

Bref, ce texte a été écrit lors de la dernière semaine de février. Le prof' nous avait affiché 3 images sur la tableau de classe, et on devait s'inspirer de ces images pour écrire un texte rempli de ''Details''. La mienne semblait prise au milieu des années 50, dans une grande ville, et représentait une belle femme blonde, habillée à la façon chic de l'époque, qui semblait être tombée de haut sur une belle voiture. La photo était en noir et blanc. La carrosserie de la voiture était bien sûr endommagée, mais la femme paraissait dormir profondément, sans la moindre trace de blessure.



Confidential


April 28th, 1931 ; Manhattan

Today was the inaugural day of the highest skyscraper in the world: The Empire State Building. The monument, which had been erected by the courage of thousands of workmen who risked their lives every day, towers today in front of the four American states we can see from its roof. The Empire State is 102 stories high, which makes it more than twice as high as the Egyptian pyramids, and higher than the Eiffel Tower. New York's mayor, the honorable Floyd Thompson, had the honor to end the 11-year old construction. He was a fat man with a salt and pepper mustache, always well dressed and who always had funny jokes to tell.
Charisma made him mayor rather than authority, and it resulted in an augmentation of criminality. At least, he kept an unbreaking optimism in this time of economic crisis. Well, he had nothing personal to complain about; he had a wonderful villa in Manhattan and was the owner of a beautiful Mercedes, 1931 model. Everyone else though was fighting for a loaf of bread.
The Empire State, which was supposed to be the shiniest pride for America after San Francisco's Golden Gate Bridge, would be already at the center of a mystery and a controversy. While Mr.Thompson was taking the appetizer before the historical ribbon-cutting ceremony, the steward called him outside, telling him with no more details that something awful had happened. Thompson, even with his awesome corpulence, jumped out of his seat and flew at the following of the steward. His pupils bounced out of their orbits when he saw a restless woman who crashed the whole front of his beautiful Mercedes. It was hard to distinguish, at this moment, if he was ashamed because his car was a wreck, or because a lovely woman (she was as beautiful as the car) seemed to sleep on the whole disaster she had made.

The woman was in the most peaceful sleep of the world: a sleep with no breathes. She laid open-mouthed in the crater her fall had made on the car's body. Her muscles were all relaxed, except her left hand, which was firmly holding a metallic chain. She was well dressed, wearing a black business suit, a knee-length deep-green skirt and two emerald earrings. Her blonde hairs were extremely clean and held in place with some strong cosmetics.

The event was so uncommon that the mayor had to report the inauguration ceremony. Half a dozen police cars sped to the crime scene from the NYPD office, located three blocks south. Half of the officers quickly investigated the whole building, in quest of a dangerous foreigner. The other half established a security perimeter around the building, as if they wanted to let the victim sleep quietly.

After an hour and a half, the woman was identified: Carol Newman, a tourist guide. She was supposed to organize the mayor's visit in the 381 meter-high maze. Nobody knew her, since it was her first day at work. Later on, one of the policemen found out a window that was left slightly open on the 34th floor. The suicide hypothesis was eliminated, since the victim couldn't close the window after she had jumped. Somebody had thrown her out of this window. There was no apparent marks of fighting in the room, which made the investigators deduct that the victim was unconscient or already dead when she was thrown. Badly surprised, the policemen went down and called a specialized squad which was used to cases like this. There were no phones upstairs yet, and policemen had no microphones to communicate, and since there would not be any electricity in the building before its inauguration, they had to walk their way down for a phone.
After another hour of waiting, the well-equipped specialists infiltrated the building, revolvers in hand. Meanwhile, the doctor's examination on the victim's body could not explain her death. Her body had suffered no contusions, except those made by the impact with the car. Her blood showed no apparent signs of a chloroform or drugs aggression.
The C.S.I. agents reached the 60th floor at twilight, and had to go back because it was too dangerous to face murderers at night. On the other hand, the two officers kept the perimeter around the giant building and no one could enter or leave it.

Three days passed, and since nothing had yet been found, the mayor ordered to stop the enquiry, which could not be done while the building was opened for business. Since Mrs. Newman wasn't very important, the official reports simply indicates that she had committed suicide, with no proofs or details; her name was simply added to those who were sacrificed during the construction, and she was specially honored by the mayor Thompson on May 1st 1931.
The mayor had a new free car, everybody was happy and the building still shines today.
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# Posté le dimanche 10 mai 2009 21:16

J'ai une idée, mais pas le temps pour l'écrire

Le titre dit tout.
Nouvel article en tête.
Il faut juste avoir le temps de bien le composer...


P.S.: C'est un poème
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# Posté le jeudi 16 avril 2009 23:26

Casse-poï

Casse-poï
J'ai entendu parler des casses-poï (ça s'écrit comme ça au pluriel??) samedi dernier sur TV5. Un casse-poï, c'est une réunion qui a lieu qui a lieu tous les jours, semaines, mois, années (etc.), au même endroit, réunissant les mêmes personnes (bien souvent de très bons amis).

Qu'est-ce que les gens font durant ces réunions? Ils discutent. De tout et de rien. De ragots, de politique, de sorties, de n'importe quoi... Mais ils discutent. Bien souvent, ce ne sont que les anciens qui participent aux casse-poï, les gens plus jeunes n'y voyant aucun intérêt ou manquant de temps libres. C'est malheureux, car la communication, le partage de ses poids et de ses douleurs, ou simplement le contact humain chaleureux, est bien souvent plus essentiel que jamais dans le monde d'aujourd'hui, et peut grandement améliorer la vie de certaines personnes.
Auparavant, pour faire quoique ce soit, il fallait rencontrer des gens, créer des liens. La voiture n'existait pas; ça prenait bien sûr bien plus de temps pour faire les commissions, mais les gens s'arrêtaient malgré tout sur les bords des chemins pour prendre des nouvelles les uns des autres. L'ordinateur et le téléphone sont des moyens de communications modernes, bien sûr, mais je crois qu'ils ne peuvent cependant transmettre le réel sentiment d'une discussion homme à homme (okay', humain à humain ; P ) Ils ne peuvent capter les lueurs qui traversent l'oeil l'instant d'une seconde ('faut avouer que les webcams c'est pas l'idéal...), le parfum ou l'odeur de l'autre (quoique parfois c'est mieux de rien sentir...) et cette espèce de force, générosité, peur, joie inivisible qui émane de chez certaines personnes tout naturellement. Trois des choses qui font en sorte que chaque contact avec une personne différente en est un unique.
Je crois que nous avons de plus en plus tendance à perdre cette habitude du contact véritable, justement à cause, en partie, des machines. En résulte une antisocialité, une isolation en soi, une perte de la vie collective; l'individualisme, en gros. Je crois que je suis moi-même de nature de plus en plus individualiste, solitaire (et ma gêne n'aide pas...).

C'est
pas compliqué de faire un casse-poï; ça ne prend qu'un lieu de rendez-vous (n'importe quel lieu public' fait l'affaire!), des amis qui ont du temps les uns pour les autres. Pour agrémenter, on peut, lorsque le temps le permet, allumer un feu, apporter de la viande et un peu de boisson ou de vin (pour moi du jus de raisins bien tiède!). On peut aussi pratiquer une activité, tant que l'essentiel demeure: le temps passé en contact ensemble.

# Posté le mercredi 15 avril 2009 18:31